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  • Stefane Carret Scenomagie

Quai n°2, Voie A ( texte et création 1998 ).


Je voulais mettre en scène cette lévitation pour arriver à l'effet doucement.

Envie d'un lieu qui se devine facilement et sans décor. J'avais juste comme obligation de matériel les 2 hampes pour la catalepsie. Rapidement a poussé l'idée des pancartes qui définiraient le

quai de gare. Il y avait aussi ce tabouret. Il devenu un carton qui traîne par là... Pourquoi pas à côté d'une poubelle...

Alors m'est venue la routine, fluide, qui s’enchaîne d'elle-même. Le billet de train que je déchire, les papiers qui collent aux doigts.

Le journal qui apparaît, il manque un bout à celui-ci.. Tempête de confettis,le bout est là..

Faire apparaître la bouteille.. Le gag du verre.. Le journal et l'eau.

Comme quoi, avec un vieil effet!


Me voici avec un homme qui rate son train. Pourquoi pas une femme qui vient attendre le sien.

Le foulard qu'elle perd, la rencontre... Le ballon... L'élément qui n'a pas de raison d'être là et pourtant il est toute l'âme de ce numéro.

Mais après tout, il peut y avoir un magicien sur un quai de gare!

Ce ballon me permettait 'd'alléger' l'effet de la catalepsie, de l'amener pas à pas, d'y prendre mon temps, de faire connaissance...

Puis surtout, j'avais en tête la fin du numéro, avant même d'en avoir le début.

L'image de ce ballon qui s'envole, sous une seule lumière, les confettis qui tombent comme des larmes et l'homme qui repart... triste. Alors après la rencontre, après le ballon qui envole cette femme comme pour imager un amour, éphémère, furtif... Elle partira, forcément.


Elle prend son train... Je reste sur le quai... Hagard. Et la pluie tombe du ciel....





  • Stefane Carret Scenomagie

L'essence même d'un spectacle visuel, c'est l'image, puisque ce sont ces images qui véhiculent l'histoire.

Ces images sont les premiers outils utilisés par les jeunes enfants pour comprendre mais aussi appréhender et visualiser le monde extérieur.

C'est par ce biais là que se fait l'apprentissage du langage, de l'esthétique mais c'est aussi une des bases de l'imagination.


Chez l'enfant, imaginer c'est rêver. C'est inventer son propre monde, avec ses propres jeux, ses propres règles, ses propres personnages... C'est un moyen pour lui de ne jamais être seul, de ne jamais s'ennuyer. L'imagination, c'est le monde de tous les possibles, disponible à tout moment en chacun d'entre eux .


A l'heure actuelle le cinéma, la télévision, l'informatique, les jeux vidéo, les réseaux sociaux sont autant d'outils importants pour évoluer dans notre société. Pourtant ces images ou loisirs virtuels « prêts à consommer » qui inondent la vie de nos enfants, ne sont-ils pas en train d'inhiber le pouvoir sans limite de l'imagination ?

Car au-delà de cette notion de rêve, l'imagination est aussi créatrice.

C'est grâce à cette faculté que naissent de nombreuses et fabuleuses

œuvres artistiques (littérature, cinéma, peinture...).


Imaginer, c'est aussi savoir visualiser une situation qui n'est pas concrète...

Et cela peut prendre une vraie importance pour anticiper des réactions,

prévoir d'éventuelles solutions, dessiner certaines stratégies,

oser des recherches scientifiques ou techniques...


Apprendre aux enfants à développer cette capacité à imaginer,

à savoir doser cette « poudre de fée »,

c'est peut-être leur ouvrir la voie d'une certaine autonomie,

d'une certaine forme de liberté de pensée...



Yannick Bon. Directeur Artistique Théâtre Agora.

MERVEILLEUX SPECTACLE AVEC UNE MAGIE QUI SE GLISSE DISCRÈTEMENT ET HABILLEMENT DANS CETTE MAGNIFIQUE HISTOIRE.